Interview Sept et Lartizan

Sept et Lartizan nous parlent de la sortie prochaine de l’album Le Jeu du Pendu. Un album très très très attendu. Encore une des très grosses sorties de ce début d’année 2009. Sept et Lartizan ! si ces noms ne vous disent rien, il est temps de vous mettre à la page !
Jude. Salut Sept ! Très heureux de te recevoir sur B2d. Tout d’abord, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Sept. J’suis Sept. Rappeur ! J’ai fait un premier album qui s’appelait Amnésie en 2003. Depuis ce temps là, j’ai participé à quelques projets notamment Soul sodium, Olympa Mountain, c’était un collectif. Soul Sodium, c’était un collectif de producteurs. Et là, je suis sur mon deuxième album qui n’est pas un album de moi, mais un album de nous, c’est-à-dire Lartizan à la prod, et moi au rap.
Jude. Lartizan est là ! Tu peux te présenter aussi ?
Lartizan. Lartizan ! Beatmaker parisien. J’ai sorti des compiles de remix pendant quelques années. Là c’est la première fois que je produis un album avec un rappeur en entier.
Jude. Sept, peux-tu nous introduire rapidement ton nouvel album, Le Jeu du Pendu ?
En fait, il est plus abouti, plus professionnel malgré qu’on soit amateurs, que l’ancien. Le premier, c’était vraiment du brut, comme un gros diamant bien brut, avec plein de terre autour. C’était condensé, ça rappait, ça s’arrêtait jamais… ça cassait le cerveau ! Celui là, on a essayé de faire un truc un peu plus maîtrisé. Et voila !
Jude. A quoi le titre de l’album, Le Jeu du Pendu, qui est aussi le nom d’un morceau, fait-il référence ?
Le morceau, c’est un morceau sur l’amitié. Après on a décidé de garder ce titre parce qu’il est assez énigmatique, et c’était sympa… En fait, le jeu du pendu, ça commence toujours par un jeu, par une rencontre, et parfois ça finit mal, y en a un qui finit la corde au cou. Donc c’est un peu ça !

Jude. Entre le premier et le second album, beaucoup ont souligné un travail plus important sur tes textes. Je voulais savoir quelle différence tu fais, toi, entre ces deux albums?
Comme je te disais, le premier album c’était vraiment lâche tout quoi, comme une éjaculation. Alors que ce coup là, c’est par petits jets… (rires). Cette fois ci, disons que j’ai mieux visé quoi ! Non en fait, j’ai essayé de faire un truc un peu plus clair, un peu moins rébarbatif, un peu moins fourre tout. J’ai essayé de me concentrer sur des sujets plus précis dans chaque morceau. Parce que le premier ça parlait un peu de tout en même temps. Et comme je disais au début, c’est plus maîtrisé, beaucoup plus clair ! Par contre, j’ai autant bossé sur ce coup là que la fois d’avant. Pour écrire mes textes, ça a toujours été beaucoup de boulot.
Jude. En parlant de textes justement, certains voient en toi l’un des meilleurs lyricistes du rap français, je voulais savoir ce que cela te faisait ?
Moi je voudrais savoir c’est qui ces mecs là, parce que faut que je les invite a la maison, on va boire un coup les gars (rires)… J’sais pas, si certains voient ça, ça me fait super plaisir. Après meilleur ? Moi je pense que y a jamais eu de meilleur, ça existe pas. Y a des gars qui sont forts, y a pas un gars… Si ils me mettent dans le peloton de tête, j’suis super fier !
Jude. Question Sept ! C’est la tienne. Je t’écoute !
Sept. Je voudrais savoir quel est ton club de football préféré ?
Jude. Le Paris Saint Germain !
Sept. Bonne chance ! Bon courage !
Jude. Merci !
(rires)
Jude. Sur ton album « Le Jeu du Pendu », il y a pas mal de bons morceaux comme Diogène, l’Ame sœur, ou encore Mémento Mori, je voulais savoir quels sont toi les morceaux qui te tiennent le plus à cœur ?
Par exemple, y a classe A, parce que c’est un exercice de style. J’ai voulu faire un exercice de style assez complexe, et j’ai réussi à donner un thème. J’suis assez content. Sinon effectivement, Mémento Mori, j’ai bien aimé le petit scénario. C’est des mecs qui nous avaient proposé pour un projet d’écrire un texte sur la baston. Moi je suis parti la dessus, je me suis dis qu’est ce que je vais dire ? Je vais dire que je me fais défoncer la gueule, ce sera plus réaliste que de dire que je défonce tout le monde, et voila ! J’suis assez content de ce petit thème. Mais bon, c’est vraiment un album qu’on a pris dans son ensemble. Tous les morceaux sont pas au même niveau, mais quand même, on a essayé de faire un album qui tienne la route de A à Z. Donc j’aurais du mal à t’en sortir un plus qu’un autre.
Jude. Ton écriture m’a fait penser à Renaud, d’ailleurs tu fais une allusion rapide a « Manu » (NDR : chanson de Renaud sur l’album Le Retour de Gérard Lambert -1981- ) sur un des morceaux, je voulais savoir quelles sont tes sources d’inspiration ?
En fait, quand j’étais plus jeune, j’aimais beaucoup Bob Marley, Renaud, plus tout un tas de saloperies… Quand j’ai découvert le rap, c’était par Public Enemy. Encore une fois des groupes où le texte était important. Apres ce qui m’a pas mal influencé, c’est beaucoup les rappeurs que j’ai écoutés comme Oxmo Puccino… Plus après les amis, parce qu’on s’influence entre nous pas mal. Donc là ça pourrait être les Soklak, Iris, Sinbad avec qui je rappais avant…
Jude. Prenons un morceau comme Classe A que tu as cité tout à l’heure. Peux me décrire les différentes étapes par lesquelles tu es passé pour arriver à créer un tel morceau ?
Le principal du morceau s’est passé en une soirée. Y a déjà Chien de Paille qui a fait des trucs super techniques comme ça depuis son premier album, notamment le morceau avec que des rimes en i, i, l’Encre de ma Plume. Et je me suis dit, j’adore ce délire, et j’aimerais bien pousser plus loin, je voudrais que ce soit toujours la même rime. Je voudrais que ce soit que a,a,a. Même pas un « de », même pas un « le ». Tu vois ce que je veux dire ?! Et je suis parti là-dessus, et en une soirée j’ai réussi à écrire le premier couplet et le refrain. Apres par contre, le deuxième couplet, j’ai mis plus de temps… Quand t’as une idée et par chance t’arrives à avoir un peu d’inspi un soir, tu peux abattre beaucoup de boulot en un coup. Et après, tu peaufines, t’affines, et tu complètes plus tard en un peu plus longtemps quoi !
Jude. Mon interview est terminée Sept. J’te remercie. J’te laisse le mot de la fin !
… NOTHING IS IMPOSSIBLE as to Barack Obama ! (rires) On est peut-être les Barack Obama de 2020…
Jude. Et toi Lartizan, le mot de la fin?
Rendez vous sur notre site www.lzorecords.com où y a beaucoup de choses à écouter, à regarder, à télécharger…
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Classé dans Interviews
Publié le 15 février 2009 à 21:03
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[...] Pour les habitués du blog qui seraient étonnés de l’en-tête de cette interview, la sortie “officielle” du disque est bien programmée le 23 février, même si le disque est dispo depuis quelques semaines déjà ! Mais non ça ne change rien, concrètement, on est toujours à la système D ! C’est ICI. [...]
16 février 09 à 9:11 #Super album Sept! Bravo!On est déjà tous fans!
24 février 09 à 12:59 #Le meilleur album depuis longtemps dans le rap!!!!!!!
1 mars 09 à 20:19 #Au risque de me répéter, Le jeu du pendu est un pure album, qui déchire grave!!!! Musique et parole : tout est bon!
2 mars 09 à 22:21 #[...] Pour voir l’interview de Sept et Lartizan, Cliquez ici [...]
17 mars 09 à 22:32 #[...] juste, sans esbroufe. Une identité sonore parfaitement décrite par le producteur-bloggeur Lartizan, de LZO [...]
21 mai 09 à 18:27 #et quelques moi après, l’album en mieux, heu en différent heu *… remixé quoi ;)
http://www.lzorecords.com/2009/10/concours-de-remix-le-jeu-du-pendu-les-resultats/
21 octobre 09 à 22:28 #