
Il n’est plus si simple de sortir un album, encore moins de garder son contrat, vous avez beau avoir enrichi plusieurs majors, avoir vendu des milliers et millions dans votre carrière, ces temps-ci, ça ne veut plus rien dire. Demandez le à Busta, depuis bientôt 15 ans (sans compter ses années avec L.O.N.S), on le compte parmi les vrais stars du mouvement, pourtant, on l’a bien vu depuis son départ d’Elektra, sa signature chez Aftermath, et avec ces deux derniers albums, il a rencontré bien des obstacles pour sortir ses albums. Son statu de superstar du Hip-Hop ne l’a pas aidé, malgré un petit changement de direction et même de style, avec le coupage de ses légendaires dreads, ses deux derniers ont été constamment repoussés, et il a connu diverses péripéties, luttant comme un artiste lambda et un peu maltraité par Interscope. Mais il ne perd pas sa passion, bien au contraire, et maintenant loin d’Aftermath/interscope, on le retrouve chez Universal/Motown pour son neuvième album, Back On My B.S.
Ses fans de la première heure avaient un peu râlés avec le dernier, The Big Bang, ou Busta avait un peu perdu de la folie le caractérisant, produisant un album de haut tenue mais aussi différent de tous ce qu’il avait fait jusqu’à la. Qu’il se rassure, c’est le Busta Rhymes plein d’énergie, gueulard et animé comme pile que l’on retrouve ici. Il se remet en mode party et nous sert une bonne dose de rap survitaminé avec des titres à faire bouger un paraplégique comme le dangereux Respect My Conglomerate avec Lil Wayne et Jadakiss, le ragga infusé Kill Em All avec Pharell et Tosh, ou Hustler’s Anthem un banger taillé pour faire bouger plus d’un fessier dans tous les clubs de la planète. Le rappeur retourne vraiment à ce qu’il fait le mieux, mettre le feu et nous faire remuer de la tête aux pieds avec des hits imparables comme le bangin World Go Round avec Estelle, mais il sait aussi saisir notre attention quand il se livre sur Decision, avec Jamie Foxx, Mary J Blige, John Legend et Common.
Après, on ne saute pas pendant tout l’album, en fait, on passe même vite I’ma Go and Get My avec Mike Epps, ou Dont Believe ‘Em avec Akon et T.I, ressemblant justement plus à un son fait pour T.I que pour Busta. Mais le gros défaut de cet album est dans l’utilisation de l’auto-tune. On comprend que Busta veuille rester dans le coup, et l’Auto-tune se doit être présent pour ça, mais honnêtement même si ce ne sont pas des titres inaudibles, avec, entre autres, Arab Money, We Miss You et même le pourtant potable We Want It, ou toute sa clique du Flip-Mode Squad le rejoint, il y en trop et ce ne sont pas les titres les plus mémorables de cet opus.
Back On My B.S ne manque cependant pas de qualité avec quelques gros sons de DJ Scratch, Focus, Pharell, Mr Porter et Jelly Roll, pour soutenir un Busta en forme comme en 96, les cheveux en moins. Et si je fais partis de ceux considérant The Big Bang comme un de ces meilleurs opus, peut-être même le plus aboutit de sa carrière, il n’en est pas moins agréable de le voir revenir vers ce style ayant fait son succès, surtout qu’il sait toujours aussi bien dynamiter chaque instru. Le titre ne ment donc pas, même s’il a un son 2009, parfois même un peu trop, dans l’esprit Back on My B.S est un retour aux sources pour Bussa Bus et ça plaira forcément à son public et même aux autres.

pourquoi? Chacun est libre de se faire la sienne avec les morceaux qu’il aime…
Quand on fait une chronique d’album, il faudrait p e mettre la playlist.
Le problème de beaucoup de gens qui sont dans le hip hop depuis longtemps c’est qu’ils acceptent peu l’évolution et vivent un peu trop dans le passé à mon goût. Je réécoute avec attention cet album de Busta et je trouve que cette chronique est assez juste,notamment l’analyse en préambule sur la difficulté de rester dans une major quand on a plus de 10 ans de carrière dans le hip hop. A part Snoop Jay Z et Fat Joe,nos icônes du hip hop n’ont plus vraiment de crédit auprès du rap business! Même Q Tip doit se battre pour que ses clips soient au moins diffusé sur BET! C’est pour dire! Ecoutez les street cd de Busta (genre prelude to the big bang et celui aussi juste après!) ou l’album hommage de Busta à J Dilla si vous voulez du lourd de ce bonhomme là! Aujourd’hui avec ses albums officiels Busta s’adresse à une nouvelle génération qui kiffe Lil Wayne T.I et toute la clique et s’assure les grâces d’MTV.Il est malin! business oblige! Il reste l’un des derniers vrais artistes à mon goût dans ce rap game et il sait encore faire de gros hits car le Arab money en club ou le Hustler’s anthem déchire tout sur le dance floor! Je suis aussi d’accord sur le fait que le Big Bang est son album le plus abouti.cC’est l’album d’un homme mûr,très musical,peut être trop pour certains. J’adore ses 2 premiers albums et le E.L.E,et j’ai beaucoup aimé le BIG BANG. Ce dernier opus là ne restera pas dans les anales c’est sûr mais lui permet de garder un pied chez les majors et de permettre aux DJ généralistes de le diffuser.Je reste fan du rappeur et du bonhomme et lui rend hommage d’ouvrir cet album avec une prod de DJ scratch bien grasse et le track avec Common, quand même est un très bon morceau. Mon préféré reste le track produit par Pharrell en patois jamaïcain « Kill Dem »,trop frais! Encore bravo pour cette chronique plutôt pertinente ! See ya Bros!