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Chroniques


Eminem: Relapse

Cet article a été rédigé par Keezy Carter | publié le 13 juin 2009 | 17h14
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Vous connaissez tous les histoires, le pourquoi de sa disparition de la scène rap, et si ce n’est pas le cas, tous les sujets hors musique sont assez traités dans tous les média pour qu’une simple recherche Google suffise pour trouver la moindre information sur le sujet, et il n’est donc pas nécessaire de vraiment revenir dessus.
Allons à l’essentiel, la superstar du rap est de retour après une absence de 5 ans, et compte reprendre le top du rap game avec son sixième album, Relapse.

Relapse, à traduire « rechute », ne veut pas dire qu’il retombe dans ses délires de tox et se cachetonne à tout va, comme pourrait le laisser penser l’intro, Dr West.
Non, ça signifie le retour de son alter-ego psychotique, Slim Shady.
D’ailleurs des que l’intro se termine, c’est bien ce personnage déjanté que l’on retrouve sur 3 AM.
Sur ce titre, il nous entraine dans un de ses délires un peu gore et sombre, dans lequel on le suit volontiers, mais si dans le texte, c’est toujours carré, on remarque aussi d’entrée, qu’il y a quelque chose de différent.
Vous avez surement déjà entendu le single We Made You, et vous savez de quoi je parle, l’accent un peu perché, le flow saccadé  qu’il utilise ici est tout simplement un peu agaçant, et le problème, c’est qu’il ne s’arrête pas à ses deux titres.
Eminem s’amuse avec son nouveau flow mais ne séduira pas tous ses fans, surtout quand on a l’impression que certains sons auraient été meilleurs rappés d’une autre façon comme c’est le cas de Same Song and Dance, un titre proche du banger parfait mais relou à certains moment à cause la voix prise par le rappeur.
D’un autre coté, on a du mal à penser qu’il puisse sauver un Bagpipes from Baghdad, sans grand intérêt comme l’est aussi Medicine Ball, bénéficiant pourtant d’une bête d’instru.

Heureusement, il n’utilise pas ce flow sur tout l’album, et redevient le Shady connu il ya dix ans sur des titres barrés comme l’excellent Insane ou il attaque en lançant « I was born with a dick in my brain, yeah fucked in the head… »(Je suis né avec une bite dans mon cerveau, oui, baisé dans ma tête), et vous savez ou il vous amène, et c’est pour le plus grand plaisir de ses fans retrouvant ici toute la démence ayant fait sa réputation.
Slim Shady est donc de sortie, et nous régale avec des titres ou son lyricisme autant que sa folie capture, à l’image d’un Hello, ou il fait sa réintroduction sur un pure instru de Dre, et la, il nous sort un flow et une vibe nous rappelant l’époque du Marshall Mathers LP, ou bien Must Be the Ganja et My Mom, ou, sur ce dernier, il arrive encore à nous faire sourire et bouger sur un sujet qu’il a pourtant surexploité.
Mais c’est la marque des grands, avoir une plume assez bonne pour toujours nous garder en haleine, et quand il finit avec Underground, il prouve définitivement que malgré quelques écartâtes niveau flow, son coté Shady est toujours vivant et vibrant.
Et si l’album tourne autour de son perso de Slim Shady, ça ne l’empêche pas de changer de ton pour nous parler de ces problèmes, ses moments de faiblesses sur Déjà Vu, ou il aborde principalement ces problèmes d’addiction, et Beautiful, plus personnel, ou il met un peu de coté sa folie pour s’ouvrir un peu plus.

Cependant, voir Eminem revenir n’était pas seule question concernant Relapse, l’implication de Dr Dre attisée aussi la curiosité.
Les fans se demandant si Dre est toujours au niveau, pouvant assimiler Relapse à un entrainement pour Detox, pusiqu’il s’occupe icic de toute la prod, avec pas mal de co-prod avec Denaun Porter et Mark Batson.
Et on ne peut se dire déçu, Dre fournis quelques très grosses prods comme celle d’un Stay Wide Awake, Déjà Vu ou encore celle d’un Hello, parmi d’autres, rassurerant ceux qui se demandaient si le Doc avait perdu la main.
Par contre, son feat sur Old Time’s Sake ne séduira peut-être pas autant, et pourtant, on le remarque puisque c’est un des seuls feats de album, avec une deuxième apparition sur le bien plus solide Crack a Bottle, ou 50 Cent est aussi invité pour une collab du tonnerre du 3 headed moster (Dre, EM, 50) d’Interscope.

L’alchimie entre Dre et Em est toujours présente, quand le duo est à fond, ça donne du lourd et même du très lourd, mais ici, ça reste épisodique, et entre titres moyens et interludes, on compte, au final, une dizaine de titres vraiment forts sur les 20 plages du présent effort.
Ça ne devrait pas pour autant freiner les fans de l’homme de Detroit nous offrant un come back assez bon pour le rassoir au top du rap, et donne assez de bonnes choses pour combler les fans qui étaient en manque depuis Encore.

3.5/5

Keezy Carter

rapcypher.com



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