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Au cinéma, à la télé, ou pendant une courte période, ils avaient leur propre sitcom, et naturellement sur disques, Method Man et Redman sont toujours restés proches, et les fans le savaient, une suite à leur aventure devait arrivée tôt ou tard. S’ils continuaient leurs carrières chacun de leur coté, ils n’étaient jamais loin de l’autre, et leur amitié ne s’était elle non plus jamais démentie, n’hésitant pas à se réunir dès que l’occasion se présentait, et même continuaient à collaborer sur des futures films et autres projets, hors musique, alors ils se devaient de revenir.
Il fallait que ça arrive, les fans l’attendait depuis assez longtemps et ça a pris du temps, mais dix ans après le premier chapitre de leurs aventures, Meth et Red sont enfin de retour pour un deuxième album en commun, Blackout 2.

Pas la peine de revenir sur leurs parcours ou les problèmes rencontrés, chez Def Jam, pour sortir un solo ou même le présent album, si vous ne connaissez pas ces deux la, il faudrait peut-être penser à écouter autre chose que du rap.
Ces deux illustres personnages de la scène rap n’ont plus rien à prouver, et les présenter serait une perte de temps. Rentrons dans le vif du sujet comme ils le font eux même dès l’intro rythmée par les cris d’une foule en délire, Method & Red foutent le feu d’entrée, et ce n’est que le début.

On retrouve le duo en gorilla style comme on l’avait laissé, toujours apte à nous livrer de vrais streets bangers pleins de rimes fatales tel un I’m Dope Nigga, égo trip couillu montrant qu’ils ont toujours la rime facile et brillante, ou un dans la même veine Dangerous MCees, et Four Minutes to Lock Down une autre orgie lyricale avec Ghostface Killah et Raekwon, prouvant qu’avec prés de 20 ans de carrière chacun, ils sont toujours aussi bien huilés.

On sent qu’ils s’éclatent dès qu’ils touchent le micro, et on ne peut qu’apprécier et kiffer quand ils nous livrent des hymnes comme le cool A-Yo, le presque animal et imparable club banger Hey Zulu, ou encore l’excellent Errbody Scream avec le toujours aussi détonnant Keith Murray. Le duo adepte de la fumette n’oublie pas non plus les amateurs de THC, et leur envoie Dis Iz 4 All My Smokers, et en balançant aussi une pour le sud avec City Lights, ou ils invitent Bun-B pour un banger aux accents dirty.

Method Man et Redman se donnent vraiment à fond, à l’image aussi d’un A Lil Bit avec Melanie Rutherford ou le dangereux Dis Neva Heard B4, et semblent inarrétables. Mais si leur forme est indéniable sans de bons beats derrière, le rappeur n’est pas grand chose, et ici avec les suspects habituels comme Erick Sermon, Rockwilder et DJ Scratch ou encore Havoc et Pete Rock; parmi d’autres, il y a ce qu’il faut pour que le duo fasse son taff et faire bouger nos têtes, et c’est du solide.

On a vu pas mal de groupes mal vieillir, en revanche, ces deux la ont toujours la même énergie, le même plaisir de se retrouver dans la cabine, et on le sent à l’écoute. 10 ans depuis le dernier, ils ont toujours des tonnes de rimes et de flow à débiter, et même s’il y a quelques ratés comme le titre auto-tuné, presque obligé en 2009, I Know Sumptn, avec Poo Bear, faisant vraiment office de filler, et peut-être un ou deux autres titres tout aussi discutables, c’est dans l’ensemble plutôt solide. Meth et Red satisferont très certainement leur publique de l’époque avec un album tout simplement à la hauteur de leur réputation, et ils convertiront surement beaucoup de nouveaux. Blackout 2 a assez de bangers pour nous tenir quelques années de plus en attendant le prochain.

4/5
Keezy Carter rapcypher.com

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  1. [...] Method Man & Redman – Blackout 2 [...]

    9 juin 09 à 4:23 #

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