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Chroniques


Betrayl: Life N Death of my Hood

Cet article a été rédigé par Keezy Carter | publié le 24 octobre 2009 | 00h42
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cover

Découvert lors de mes errances sur le net, je n’avais jamais entendu parlé de Betrayl avant de tomber sur lui, par hasard, sur un des ces nombreux sites de téléchargement illégal, qui comme vous pouvez le voir sont bénéfiques pour au moins une chose, nous faire découvrir des artistes et albums à coté desquels nous serions passés.  Mais pourquoi choisir The Life N Death of my Hood plus qu’une autre des centaines de sorties obscures, et faites pour le rester, que nous réserve le rap game chaque année?

La première raison était purement esthétique. Posant devant l’entrée d’un building en baggy/timbs sur-planté d’une doudoune xxl, on comprend direct les influences du bonhomme, et, c’est forcément accrocheur pour un vieux fan de rap ayant grandi il ya déjà une bonne décennie, presque deux.
En plus, le packaging ne ment pas, Betrayl évolue vraiment dans un environnent musical à l’image de cet époque avec un son souvent très dark, école QB, parfait pour sa voix rocailleuse, lui permettant des récits ghetto reality sans compassion ou le bling bling n’a aucune place. C’est la vie de son quartier comme il l’a vit et la voit sur le dramatique The Life N Death of My Hood, avec Dezrt, The Corner et, We Can Make It ou son discours prend tout son sens grâce à une prod soul impeccable.

Il est à la hauteur de ce qu’il affiche, et pour encore plus appuyer le trait, et marquer ses influences, on a le droit à  des feats de ouf pour des cuts l’étant tout autant, comme en témoigne Untouchable avec Raekwon, On the Streets avec Tragedy Khadafi, et  No Love ou c’est Big Noyd qui l’assiste pour une autre tuerie. Il réunit tous les éléments pour faire un album bien grimey et les fans de cette vibe pourront passer des heures avec des titres comme Blunted On A Rainy, Deceased Thugs et Marked for Death, montrant tout son talent pour les histoires de quartier noires et mellows. Puis, en mode thug aussi, il  fait mal avec  Talk to Much, un égo-trip flingue en main, ou  le meutrier Looking for the Enemy.

Betrayl arrive à faire vivre son opus avec une bonne patte mais à trop vouloir jouer la corde du hood rappeur, il y a quelques titres qui finissent tout de même par alourdir l’album. Blood Ova Money, un posse cut un peu poussif, et Princes of New B, parmi un ou deux autres, peuvent être vus comme des fillers. Les jeunes, ou ceux n’ayant jamais aimés ces ambiances, trouveront peut-etre les thèmes un peu trop répétitif et le style désuet,  mais Betrayl est vraiment dedans. On sent que c’est son univers, et c’est loin d’etre surfait, c’est meme bien fait, avec le cœur et tout aussi important avec talent. Alors, si au détour d’un site/blog  Hip-Hop, ou du rayon rap de votre disquaire, vous tombez sur ce Life N Death of My Hood de Betrayl, n’hésitez pas, il mérite vraiment d’être entendu.

3.5/5

Keezy Carter

www.rapcypher.com



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