
Moins d’un an après Retour Aux Sources, Diomay continue son chemin, et comme s’il n’était pas sortit du studio, il enchaine avec son quatrième album studio, Rue de la Paix. Le titre n’est d’ailleurs pas anodin, en le baptisant ainsi, il se donne une ligne directrice. Il s’offre un concept et sur douze titres, il part en guerre pour trouver une certaine forme de paix. C’est même là que tout commence, avec Dio donnant rendez-vous Rue de la Paix aux vrais à la fin du parcours. Ensuite, le rappeur du douze se met en mode war, et tour à tour, il met des claques à la jeune génération pour la réveiller, Petit Con, il s’attaque à ses détracteurs et aux faux fans, Fan Mytho, ou nous fait un « reality check » avec la Pilule. Diomay mène chaque bataille avec beaucoup d’intensité, prouvant qu’il est un soldat adroit arme en main avec le direct Mauvais Calcul, le conceptuel et beau Neverland, parlant du passage à adulte et de la maturité, et Mauvaise Foi, ou il joue le Madd Rapper.
Le soldat n’est cependant pas grand chose sans son arme, et il doit beaucoup à son pote Le Roumain (Alexi Kantrall) arrivant vraiment à suivre le rappeur dans son délire, créant l’ambiance parfaite grâce à des instrus minimalistes et sobres faisant bien ressortir les propos du rappeur, détonnant sur le son d’un Guns N Roses ou le beat punchy d’un Maximum de Phases. Le Roumain est aussi le seul invité, il pousse la chanson sur Si Maman Si, ou à travers un classique du répertoire de la chanson française, Dio écrit sa mère en direct des tranchées, prouvant au passage qu’il maitrise son sujet d’un bout à l’autre.
On ne compte pas plus de douze titres pour juste trente cinq minutes d’écoute, et ça peut paraitre un peu light mais ça a aussi ses avantages. Le plus gros étant qu’il ne perd pas de temps avec des fantaisies, ou le moins possible. Vous accrocherez peut-être moins à un titre ou deux, pour moi c’est Bad Attitude, mais l’ensemble coule aisément, c’est compact et efficace. Il n’a pas fallut longtemps à Diomay pour enchainer les albums mais ne croyez pas qu’il a fait ça dans le speed, bien au contraire, il semble même mieux maitriser son sujet que sur le précédent. On sent qu’il essaie encore de pousser un peu plus l’enveloppe, et il y arrive, se payant même le luxe d’être régulier. La guerre n’est peut-être pas encore fini pour Diomay, mais il gagne définitivement une nouvelle bataille avec Rue de La Paix.

Cool la chronique. J’ai bien aimé aussi l’album, je le trouve meilleur que le précédent. On sent encore une évolution chez Diomay et ça fait plaisir. Bon délire sur « Mauvaise Fois » et « Petit Con »
Belles chronique! L’intro de Diomay est claire, précise, et donne très bien le ton.
La chronique analyse très bien l’album et donne envie de se le procurrer. Surtout si avec juste 12 titres, le bilan est positif.
À suivre… (^_^)