
Saigon avait promis qu’il serait plus présent en 2009, et deux mois avant de tirer un trait sur la dernière année de la décennie, avec des leaks en pagaille, des vidéos et un solide projet collaboratif avec un des beatmakers du moment, Statik Selektah, c’est clair, le bilan est positif. Laissons le maintenant mettre un terme à son année avec un nouveau street album, Warning Shots 2.
Huit mois après All In A Day’s Work, Saigon en remet une couche, et sur certains titres, on y retrouve un peu la même vibe. Du son bien soulful et un Saigiddy s’adressant à la jeunesse avec du positif sur That’s Not What’s Up ou Nothing Comes Easy. Et, en mode gangsta aussi, il est redoutable sur Aye Aye Aye Nigga, ou accompagné de Grand Puba sur Who Can get Busy, puis, il est fatal, épaulé par Lil Fame, sur un Rusty Gunz.
C’est d’ailleurs ce qu’on aime chez lui, il sait rester divertissant en essayant de varier les thèmes, et ne se cantonne pas au rôle de thug rapper de base. Mais il aussi passe d’un extrême à l’autre, et si on peut l’apprécier sur certains titres, il frôle le pire avec dautres. For Some Pussy et son remix, tout aussi pourri, avec O.J da Juiceman, ou Fatherhood ne lui font pas honneur, comme Cookies & Milk ou le bâclé Be On Time, souffrant comme la plupart des autres titres cités ici de prods bien fades.
D’ailleurs, Just Blaze, Buckwild, Scram Jones lui donnent du lourd, mais ça ne suffit pas, dans l’ensemble, les prods ne sont pas au level. C’est surement pour ça que All In A Day’s Work était si réussit, Sai avait le bon son pour se donner à fond. Ici, c’est différent, Saigon a décidé de compiler des petits sons qui trainaient mais c’est inégal, et ça donne l’effet d’un tape de seconde zone.
Saigon ne sortira pas l’album avant la fin 2009, vous pouvez en être sure. Ses fans devront donc attendre, et Warning Shots 2 n’est pas le disque idéal pour faire passer le temps, ni meilleure façon, pour lui, de conclure 2009.
