Après un premier EP en 2006, Pumpkin est de retour avec L’Année en Décembre, son premier album disponible depuis quelques semaines. Entretien avec une jeune artiste discrète. J’espère que vous apprécierez.
Salut Pumpkin, bienvenue sur B2d. Pour commencer, peux tu te présenter rapidement?
Salut, je suis Pumpkin, 29 ans. J’habite à Paris, je sors mon premier album en autoproduction. Il est réalisé par Supafuh et a pour titre L’Année En Décembre. Le EP vinyle Ainsi De Suite arrive aussi avec des remix de l’album.
Pumpkin, peux tu nous dire comment tu es arrivée au Rap? Quels sont tes premiers souvenirs? Qu’est ce ou qui t’as donné envie de rapper?
J’ai commencé à écouter du rap avec le premier album de MC Solaar, Qui sème le vent récolte le tempo en 1991. J’ai halluciné sur le style de cette musique, sa poésie, même le style vestimentaire et les danses que l’on voyait dans les clips. J’ai fait de la danse et le Rap m’a vite semblé un mode d’expression auquel je m’identifiais. Ado, j’écrivais des poèmes et vers 1995 j’ai connu une fille à Brest, Shelem, qui apparaît sur l’album. Elle aussi aimait le rap, alors on a eu l’idée de monter un groupe toutes les deux.
Tu as vécu plusieurs années en Espagne par la suite. Est-ce que cela a influé ta musique?
Ce qui m’a influencé ce sont les personnes que j’ai croisées durant ces 6 années. J’ai beaucoup appris au contact de groupes comme Aerolineas Subterraneas ou Beatspoke, sur les façons de travailler ou d’aborder le live. L’Espagne est un pays ou l’on rencontre facilement les gens où l’on échange facilement. J’ai adoré l’esprit qui règne dans le milieu du Hip-hop notamment, des gens souriants, curieux, qui veulent « partager ». J’ai fait de merveilleuses rencontres.
Tu as également fais quelques scènes là bas. Du rap français devant à un public espagnol, c’est peu commun, non?
J’ai été choriste dans le groupe Aerolineas Subterraneas, donc je backais en espagnol mais je faisais aussi des tracks à moi en français. Les fans de rap espagnol sont très friands de rap français en général, là-bas. J’ai vu le Saïan à l’époque, ils ont fait danser toute la salle. Les gens ont adoré malgré la barrière de la langue. Oui, C’était étrange de faire des concerts devant des gens qui ne comprennent pas ce que tu dis, ça te pousse à travailler l’interprétation et le flow pour transmettre une énergie ou une émotion malgré tout.
En quoi la rencontre avec le producteur Supafuh a t-elle été un tournant dans ta carrière?
Supafuh, c’est la plus belle rencontre de Pumpkin. On s’est rencontré à Lyon durant l’été 2006. Au mois de décembre, suivant il m’a fait la surprise de remixer ma première démo en solo, Le Vernissage. J’ai adoré le résultat. Il a su révéler d’autres aspects de mes textes et flows, et m’a aidé à définir mon univers et à prendre confiance en moi. On a fait un ou deux tracks ensemble, puis on s’est mis à travailler sur un EP qui finalement s’est naturellement transformé en un album de 16 tracks. Supafuh a été DA (directeur artistique), producteur et réalisateur sur ce projet.
Cet album, ton premier, est donc sorti dernièrement . Ce titre, L’Année en Décembre, à quoi fait-il référence?
Ce titre fait référence au dernier morceau de l’album, Comme l’année en décembre, qui a été inspiré par une séparation. D’une certaine manière, en décembre l’année en cours s’en va, comme certaines personnes nous quittent…
Comment as tu avancé sur cet album? J’imagine que tu as dû faire face à certaines difficultés…
Le travail sur la partie artistique s’est fait de manière fluide et naturelle. Les personnes qui ont collaborés sont surtout des amis. Pour moi l’aspect humain du projet est important. Et je dois dire que j’ai vraiment eu la chance d’avoir pu travailler avec des gens talentueux. Je pense à Supafuh bien sûr, mais aussi Hanamatsuri pour les photos, Chris pour l’artwork et tous les artistes. Après il y a les à-côtés, tout ce qui n’a rien à voir avec « faire de la musique », surtout lorsque l’on se lance dans un projet en auto production. Par moments, c’est frustrant car on avance lentement en terrain inconnu, mais c’est aussi enrichissant. Il était important pour nous de prendre le temps qu’il fallait et faire les choses bien pour arriver avec les épaules solides. Le projet vient de recevoir l’Aide à l’auto production Sacem, c’est le genre de coup de pouce qui récompense les efforts et pousse à persévérer.
Ton album est un savant mélange de sonorités diverses. Qui sont les artistes qui t’inspirent d’une manière générale?
C’est difficile à dire car je pense qu’il y a une grande part d’influence inconsciente mais parmi les artistes que j’écoute, il y a Blackalicious, Q Tip, les Roots, Jill Scott, Mos Def, Common, Bahamadia… Surtout de la black music.
Qu’attends-tu de cette première vraie sortie?
J’attends un peu d’attention, des rencontres, des concerts…
Peux tu me donner trois termes pour définir ton univers, Pumpkin?
Coloré, frais et personnel.
En dehors de la musique, ça ressemble à quoi la vie de Pumpkin?
C’est le travail, une bonne série TV avec mon copain à la maison, des voyages, le ciné, la cuisine, le ménage…
Merci pour l’interview, Pumpkin. J’te laisse le mot de la fin!
Merci à toi !! Achetez l’album !! Bientôt les dates de concerts sur Myspace et Facebook, inscrivez-vous !Le EP vinyle Ainsi de Suite disponible très bientôt. Toujours le clip à voir et à revoir. L’album disponible en numérique et en digipack via mon site internet www.pumpkinisorange.com ! Peace.
Salut Pumpkin, bienvenue sur B2d. Pour commencer, peux tu te présenter rapidement?
Salut, je suis Pumpkin, 29 ans. J’habite à Paris, je sors mon premier album en autoproduction. Il est réalisé par Supafuh et a pour titre L’ANNÉE EN DÉCEMBRE. Le EP vinyle AINSI DE SUITE arrive aussi, avec des remixes de l’album.
Pumpkin, peux tu nous dire comment tu en es arrivée au Rap? Quels sont tes premiers souvenirs? Qu’est ce ou qui t’as donné envie de rapper?
J’ai commencé à écouter du rap avec le premier album de MC Solaar, Qui sème le vent récolte le tempo en 1991. J’ai halluciné sur le style de cette musique, sa poésie, même le style vestimentaire et les danses que l’on voyait dans les clips. J’ai fait de la danse et le rap m’a vite semblé un mode d’expression auquel je m’identifiais. Ado, j’écrivais des poèmes et vers 95 j’ai connu une fille à Brest, Shelem, qui apparaît sur l’album. Elle aussi aimait le rap, alors on a eu l’idée de monter un groupe toutes les deux.
Tu as vécu plusieurs années en Espagne. Est-ce que cela a influé ta musique, selon toi?
Ce qui m’a influencé ce sont les personnes que j’ai croisées durant ces 6 années. J’ai beaucoup appris au contact de groupes comme Aerolineas Subterraneas ou Beatspoke, sur les façons de travailler ou d’aborder le live. L’Espagne est un pays ou l’on rencontre facilement les gens où l’on échange facilement. J’ai adoré l’esprit qui règne dans le milieu du Hip Hop notamment, des gens souriants, curieux, qui veulent « partager ». J’ai fait de merveilleuses rencontres.
Tu as également fais quelques scènes là bas. Du rap français devant à un public espagnol, c’est peu commun, non?
J’ai été choriste dans le groupe Aerolineas Subterraneas, donc je backais en espagnol mais je faisais aussi des tracks à moi en français.
Les fans de rap espagnols sont très friands de rap français en général, là-bas, j’ai vu le Saian à l’époque, ils ont fait danser toute la salle, les gens ont adorés malgré la barrière de la langue. Oui, C’était étrange de faire des concerts devant des gens qui ne comprennent pas ce que tu dis, ça te pousse à travailler l’interprétation et le flow pour transmettre une énergie ou une émotion malgré tout.
En quoi la rencontre avec le producteur Supafuh a t’elle été un tournant dans ta carrière?
Supafuh c’est la plus belle rencontre de Pumpkin. On s’est rencontré à Lyon durant l’été 2006. Au mois de décembre suivant il m’a fait la surprise de remixer ma première démo en solo Le Vernissage. J’ai adoré le résultat. Il a su révéler d’autres aspects de mes textes et flows et m’a aidé à définir mon univers et à prendre confiance en moi. On a fait un ou deux tracks ensemble puis on s’est mis à travailler sur un EP qui finalement s’est naturellement transformé en un album de 16 tracks. Supafuh a été DA, producteur et réalisateur sur ce projet.
Après un premier EP, Le Vernissage, sorti en 2007, arrive aujourd’hui ton premier album l’Année en Décembre. Ce titre, à quoi fait-il référence?
Ce titre fait référence au dernier morceau de l’album, Comme l’année en décembre, qui a été inspiré par une séparation. D’une certaine manière, en décembre l’année en cours s’en va, comme certaines personnes nous quittent.
Comment as tu avancé sur cet album? J’imagine que tu as dû faire face à certaines difficultés…
Le travail sur la partie artistique s’est fait de manière fluide et naturelle. Les personnes qui ont collaborés sont surtout des amis. Pour moi l’aspect humain du projet est important. et je dois dire que J’ai vraiment eu la chance d’avoir pu travailler avec des gens talentueux, je pense à Supafuh biensûr mais aussi Hanamatsuri pour les photos, Chris pour l’artwork et tous les artistes.
Après il y a les à-côtés, tout ce qui n’a rien à voir avec « faire de la musique », surtout lorsque l’on se lance dans un projet en autoproduction. Par moment c’est frustrant car on avance lentement en terrain inconnu, mais c’est aussi enrichissant. Il était important pour nous de prendre le temps qu’il fallait et faire les choses bien pour arriver avec les épaules solides. Le projet vient de recevoir l’Aide à l’Autoproduction Sacem, c’est le genre de coup de pouce qui récompense les efforts et pousse à persévérer.
Ton album est un savant mélange de diverses sonorités. Qui sont les artistes qui t’inspirent?
C’est difficile à dire, car je pense qu’il y a une grande part d’influence inconsciente mais parmi les artistes que j’écoute il y a Blackalicious, QTip, les Roots, Jill Scott, Mos Def, Common, Bahamadia… Surtout de la black music.
Qu’attends-tu de cette première vraie sortie?
J’attends un peu d’attention, des rencontres, des concerts…
Peux tu me donner trois termes pour définir ton univers, Pumpkin?
Coloré, frais et personnel.
En dehors de la musique, ça ressemble à quoi la vie de Pumpkin?
C’est le travail, une bonne série TV avec mon copain à la maison, des voyages, le ciné, la cuisine, le ménage…
Merci pour l’interview Pumpkin, jte laisse le mot de la fin!
Merci à toi !!
Achetez l’album !!
Bientôt les dates de concerts sur Myspace et Facebook, inscrivez-vous !
Le EP vinyle AINSI DE SUITE disponible très bientôt. Toujours le clip à voir et à revoir. L’album disponible en numérique et en digipack via mon site internet !
PEACE
PUMPKIN
Myspace: www.myspace.com/pumpkinisorange
smack !!! et Merde pour la sortie de ce bel album que j’écoute souvent -)