Le nouveau clip de Youssoupha « Menace de mort » est ancré dans son actualité. Le rappeur décrit ses déboires avec la justice, après le procès que lui a intenté Eric Zemmour. Le lyriciste bantou revient sur les procès que les politiciens (et autres..) ont intentés à des artistes de rap ces dernières années.
L’histoire du procès :
En décembre 2008, dans l’émission L’hebdo, diffusé sur France Ô, Eric Zemmour avait déclaré :
« Le rap est une sous-culture d’analphabètes »
Youssoupha semble lui répondre de manière un peu détournée dans la chanson « A Force de le Dire » extrait de l’album « Sur les chemins du retour », sortie le 12 octobre 2009. Eric Zemmour attaque l’artiste en justice après avoir écouté les propos suivants :
« À force de juger nos gueules, les gens le savent, qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit qu’c'est nous, j’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour »
Paroles qu’Eric Zemmour qualifiera de « menace de mort »
Pourtant, en avril 2009, le rappeur s’explique dans le journal Le Monde :
« J’ai eu l’occasion de m’expliquer sur le sens de mes mots, ceux d’A force de le dire, dans le journal Le Parisien. Puisque ça paraissait nécessaire. Eric Zemmour est journaliste et polémiste, je suis auteur et interprète. Il n’a jamais tué personne. Moi non plus. Nous sommes tous les deux des hommes de paroles. Une quelconque divergence de point de vue qui nous opposerait relèverait forcément du débat d’idées, de la discussion. Le faire taire? Il faut l’entendre dans le sens le plus élémentaire: le remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions. Après tout, n’est-ce pas le sens même des lois sur les discriminations que de faire taire et de réprimer des propos qui peuvent s’avérer racistes ou « excluant » ? Sa posture de journaliste lui confère un devoir de pertinence dont il doit prendre toute la mesure à l’occasion de chacune de ses déclarations. »
Procès à suivre…