
L’album de Sir Samuel intitulé « Gallery » est dans les bacs depuis le 31 octobre !
Ça faisait un baille que j’attendais l’album. En fait, je l’attendais depuis que j’avais écouté « Mental Offishall » .
La chanson est en featuring avec Féfé (son ex-compère de Saïan Supa Crew).
On sent l’influence du reggae dans la musicalité du flow. Samuel pose sur du pur hip hop. Un beat bien lourd avec quelques sons de clavier/synthé.
On oscille entre des passages fat qui nous font garder les pieds sur terre avec des moments planant où la mélodie de la voix nous emporte assez loin.
C’est à l’image du thème de la chanson. C’est d’ailleurs cette mentalité de fonceur que l’on retrouve sur tout l’album.
On la ressent par exemple sur la chanson « M’évader ». Le côté dansant de la chanson contraste avec les propos mature face à la paternité.
« Pour devenir un homme, je n’ai que neuf mois » amplifiée par les chœurs, la phrase prend toute son ampleur.
Les influences antillaises, et d’une façon plus large, caribéennes forment le tronc de l’album.
Sur « Prendre le large », la poésie de l’histoire parvient à nous émouvoir mais comme il le dit si bien :
« Pleurer n’en vaut pas la peine ». Notons que l’arrangement des cuivres y fait beaucoup.
L’influence reggae parvient même à la plume de l’artiste dans le son « red eyez ».
Les breaks font typiquement reggae et la ligne de basse sent la Jamaïque à plein nez.
« Fais attention aux hommes en bleus quand t’as les red eyez » mais pas seulement, Sir Samuel insiste sur les ravages de la weed.
A noter l’apparition de Busta Flex sur la première chanson du skeud : « Carnaval »
On a le droit à un petit voyage dans le temps avec la phrase : « Quoi de neuf ? que du vieux » en référence à la chanson « Quoi de neuf ? » sur l’album « La pièce maîtresse » qu’il a sorti en 2006. Il est temps que les rappeurs enlèvent leur masques.
Dans un cadre plus intimiste avec « Mon hall » (guitare sèche + voix) ou sur un rythme cadencé,
Sir Samuel se livre complètement. Et même si « A.N.I.S.S.A » ne nous refera plus l’effet d’ « Angela » on sent que l’artiste a muri et que les sujets abordés sont beaucoup plus sérieux (et plus intéressants ?).
Je regrette tout de même la conclusion de l’album. En plus d’être décevant musicalement, elle trahit l’album et l’ensemble s’en trouve altéré.
Au final, ce n’est pas un « Urban Classik » mais un bon moment à passer, à condition de conclure avec la track 4 : « Mental Offishall »
Ah merci pour l’info ! Je n’avais pas capté ça.
Le clin d’œil est bien fait, c’ est assez subtil !
En fait « anissa » c’est l’annagramme de « saian » (avec un s en plus, voir au dos de l’album …).
Il y évoque la séparation du groupe et son amertume.